Cette mise à jour referme une saison bien remplie. Depuis janvier, RenderThink s'est doté d'un nouveau moteur de rendu, de l'édition, des présentations client, des moodboards, de la décoration automatique et d'un espace de collaboration d'équipe. Pour boucler la boucle, deux nouveautés qu'on attendait de pied ferme : les annotations, pour dire à l'IA ce que votre maquette ne montre pas, et la baguette magique, qui détoure un objet en un clic.
Annotations : dites à l'IA ce que votre maquette 3D ne montre pas
Pour reconstruire une scène, notre IA se fie à ce qu'elle voit. Si votre logiciel 3D rend mal un élément, un tissu qui ressemble à du plastique, une poignée à peine esquissée, un rideau qui n'a pas été modélisé, elle ne peut pas le deviner. Les annotations comblent exactement ce trou.
Où les trouver ? Dans un projet, onglet Sources. Sélectionnez une image (ou plusieurs d'un coup) : la barre d'actions apparaît en bas de l'écran, avec un bouton « Annoter l'image ». La fenêtre d'annotation s'ouvre en plein écran.
Comment ça marche ? Cliquez sur l'élément concerné dans l'image, puis écrivez ce qu'il est vraiment : sa matière (verre, tissu, cuir), sa finition (brillant, mat, granuleux), sa couleur, ou un détail absent du brouillon (un rideau devant un meuble, une niche éclairée, un style de poignée). Glissez l'étiquette pour la repositionner, double-cliquez dessus pour corriger le texte. Une étiquette est une note courte, pas un long texte : cinq étiquettes par image, une ligne chacune. Si vous en aviez sélectionné plusieurs, des flèches vous font passer d'une image à la suivante, et chacune s'enregistre au passage.
Les afficher ou les masquer, à volonté. Une fois posées, vos étiquettes apparaissent partout où vous voyez vos images : grille du projet, visionneuse, comparateur avant/après. Une bascule « Afficher / Masquer les annotations » (dans le menu de la page projet, comme dans la visionneuse de la galerie) les fait disparaître d'un clic, sans jamais les supprimer. Votre choix est mémorisé d'un écran à l'autre.
Les utiliser, ou pas, pour un rendu donné. Au moment de lancer un rendu, si votre sélection contient des images annotées, un interrupteur « Utiliser les annotations » apparaît dans l'étape de configuration, activé par défaut. Vous gardez donc la main : ignorez-les pour cet essai, réutilisez-les au suivant. Ça vaut pour le rendu classique comme pour la décoration. Autant d'ambiguïtés levées en amont, plutôt que découvertes dans une présentation client.
Bon à savoir : une étiquette de matière vaut pour toutes les surfaces identiques de la scène, tandis qu'une étiquette de détail ne concerne que l'élément désigné. Et soyons clairs sur la portée : une annotation précise un élément déjà présent. Elle ne déplace pas une cloison, ne change pas la caméra et n'ajoute pas de mobilier.
Deux nouveaux outils dans la barre d'édition
Cap sur l'éditeur de rendu, étape « Marquez la zone ». Aux côtés du pinceau et de la gomme, la barre d'outils accueille deux nouveaux venus.
La baguette magique d'abord. Jusqu'ici, retoucher un rendu supposait de peindre la zone à la main. Désormais, cliquez sur un canapé, un mur, un plan de travail : l'objet est détouré automatiquement. Vous affinez par clics successifs, clic gauche pour inclure une zone, clic droit pour l'exclure, et vos sélections s'ajoutent au fur et à mesure dans la couche active. Un vrai gain de temps sur les allers-retours de retouche, pour les architectes d'intérieur comme pour les agenceurs et décorateurs. Point appréciable : tout le calcul se fait dans votre navigateur, votre image ne part nulle part pour être détourée.
Le polygone ensuite, pour les formes franches : cliquez pour poser les sommets d'un contour, puis refermez la zone sur le premier point. Parfait pour un mur droit, un plan de travail ou une façade de placard, là où le pinceau demanderait de la patience.
Une réserve honnête sur la baguette magique : elle est pour l'instant réservée à l'ordinateur. Sur téléphone et sur tablette, le détourage sature la mémoire du navigateur, et plutôt qu'un onglet qui se ferme en pleine retouche, on a préféré ne pas le proposer. Le pinceau, la gomme et le polygone, eux, restent disponibles sur tous les écrans.
L'éditeur de rendu fait peau neuve
Pendant qu'on y était, l'atelier de retouche a été repensé autour de votre image. La barre d'outils flotte désormais par-dessus le rendu au lieu de le rogner, l'épaisseur du pinceau et de la gomme se règle depuis une pastille accolée à l'outil, et le panneau des couches vient s'ancrer à droite de l'écran (il devient un volet coulissant sur mobile). Une fiche d'aide détaille chaque outil, pour s'y retrouver du premier coup.
RenderThink s'installe comme une application
Nouveau : depuis le menu de votre compte, « Installer l'application ». RenderThink s'ouvre alors dans sa propre fenêtre, avec son icône, sur ordinateur comme sur téléphone. Rien à télécharger sur un magasin d'applications. Sur les navigateurs qui ne s'en chargent pas tout seuls, Safari sur iPhone, iPad et Mac en particulier, un guide pas-à-pas vous accompagne. Un appui long sur l'icône ouvre deux raccourcis directs : « Nouvelle transformation » et « Ma galerie ». Pratique en rendez-vous ou en showroom, l'app est là où vous la cherchez, en un geste.
Soyons clairs sur ce que ce n'est pas : l'application installée reste une fenêtre sur RenderThink, et une connexion internet reste nécessaire. Pas de mode hors connexion, donc.
Autre attention du même chantier : quand une nouvelle version sort, elle s'applique en silence au changement de page. Si vous avez un travail en cours (un masque de retouche en préparation, un message en cours d'écriture), on ne recharge rien dans votre dos : un bandeau vous laisse choisir le bon moment.
Le quotidien, en plus simple
Les dossiers de projet ont été repensés. Chaque dossier annonce désormais son contenu d'un coup d'œil (images, sous-dossiers, ou tout simplement « Vide ») et affiche le collaborateur qui l'a créé. Surtout, la manipulation devient évidente : un clic ouvre le dossier, une case à cocher le sélectionne, exactement comme pour vos images. Fini l'hésitation entre le clic et le double-clic.
Dans la foulée, on s'est attaqué au téléchargement d'un dossier : l'archive se construisait à partir de ce qui était affiché à l'écran, et pouvait donc arriver incomplète chez votre client ou votre artisan. Elle emporte maintenant la totalité du contenu, sous-dossiers et tous types de fichiers compris.
Côté navigation, votre solde de crédits reste affiché en permanence en haut de l'écran, et un clic suffit pour le recharger. Un bouton « Aide et support » regroupe l'ouverture d'un ticket, le suivi de vos demandes et les guides du blog. La page d'abonnement, enfin, se réorganise en trois onglets clairs : Abonnement, Crédits et Factures. Et vos factures restent accessibles dans l'application même après la fin d'un abonnement : récupérer un justificatif comptable ne doit pas obliger à se réabonner.
Décoration automatique : on a repris le sujet à fond
Vos retours ont été directs, et ils étaient justifiés. La décoration automatique (toujours en bêta) ajoutait parfois des meubles qu'on ne lui avait pas demandés, posait une lampe à même le sol, glissait une plante devant un meuble existant, ou déroulait un tapis en pleine cuisine.
On a passé le mois dessus. L'IA travaille maintenant avec une consigne beaucoup plus stricte : l'espace vide reste vide (aucun meuble ajouté pour « finir » une pièce), pas de surface, pas d'objet (une lampe à poser se pose sur une table, jamais sur le sol, et rien ne vient masquer un meuble, un appareil ou un passage), pas de tapis en cuisine, salle de bain, WC ou buanderie quel que soit le style choisi. Et la pièce est désormais reconnue à ses équipements fixes (plaque, hotte, évier, vasque, baignoire) plutôt qu'à son taux de remplissage : une cuisine à moitié vide ne devrait plus être prise pour un salon.
Maintenant, la vérité sort de vos projets, pas de nos tests. Nos essais sont concluants, mais un moteur de home staging se juge sur la durée et sur la diversité des pièces réelles. Si un meuble surgit encore de nulle part, si un objet flotte au mauvais endroit, dites-le-nous : le rendu concerné et deux mots d'explication nous suffisent pour continuer d'affiner.
On a aussi corrigé
Quelques irritants qui n'avaient plus lieu d'être. Les déconnexions intempestives d'abord : chaque appareil dispose désormais de sa propre session. Ordinateur, tablette et téléphone devraient rester connectés en parallèle, plusieurs onglets ouverts ne devraient plus vous éjecter, et changer son mot de passe ne déconnecte plus l'appareil sur lequel on vient de le faire.
Les panoramas 360° sont maintenant reconnus à leur contenu et non plus à leur seul format : vos images panoramiques classiques ne devraient plus s'ouvrir par erreur en visite immersive, et un panorama agrandi reste un panorama. Un rendu bloqué par la modération affiche enfin un message clair au lieu d'une erreur obscure, et vos crédits vous sont rendus. Sur mobile, les fenêtres d'achat de crédits et de changement de formule s'ouvrent en feuille glissante, bien plus confortables au pouce. Et dans la fenêtre d'ajout d'images, l'explorateur de fichiers ne s'ouvre plus deux fois d'affilée.
Une saison bouclée, un été de finitions
En six mois, la plateforme est devenue entière : du moodboard au rendu, de l'édition à la présentation client en équipe. Le gros du chantier est derrière nous, et ça se voit.
Cet été, on lève donc le pied sur les grosses nouveautés. Au programme des prochaines semaines : des corrections, des performances, du confort d'usage. Des mises à jour plus discrètes, qui ne bousculeront pas vos habitudes en pleine saison. Et pour bien les choisir, on compte sur vous : ce que vous nous remontez, sur la décoration comme sur le reste, c'est notre feuille de route de l'été. Profitez du soleil, on reste à l'écoute, et rendez-vous à la rentrée pour la suite.


