En bref : RenderThink a désormais une plateforme API. Elle permet de lancer un rendu photoréaliste, une édition, une décoration ou un upscaling depuis vos propres outils (un configurateur, votre site, votre logiciel métier) ou depuis un assistant IA compatible MCP. La clé de test est gratuite et sans carte bancaire, la production démarre à 0,19 € HT par image, sans abonnement.
Jusqu'ici, RenderThink se pilotait à l'écran : vous ouvrez le Studio, vous choisissez une image, vous lancez. C'est toujours le cas, et rien ne change pour vous si cela vous suffit. La plateforme API ouvre une seconde porte, pour ceux qui veulent que leurs outils parlent à RenderThink sans passer par l'écran. Cet article explique, sans jargon, ce que c'est, à qui ça sert, comment démarrer et combien ça coûte.
Ce qui arrive avec cette mise à jour
Pour ceux qui suivent le journal des mises à jour, voici le détail de la nouveauté :
- une API qui reprend les quatre opérations du Studio : rendu, édition, décoration et upscaling ;
- un serveur MCP, qui expose les mêmes opérations aux assistants IA ;
- une console pour gérer vos clés, suivre vos générations et votre consommation, recharger votre solde et retrouver vos factures ;
- un bac à sable pour essayer chaque opération sans écrire une ligne de code ;
- une documentation publique, en français et en anglais.
Dans l'application, l'accès se trouve dans le menu Aide, entrée Plateforme API (au téléphone : Plus, puis Aide). Sur ce site, le lien Plateforme API est dans le pied de page. Tout se passe ensuite sur le site de la plateforme.
API et MCP : deux mots, une idée simple
Une API, c'est une porte d'entrée prévue pour les logiciels plutôt que pour les personnes. Au lieu de cliquer sur « Lancer », votre outil envoie une demande à RenderThink (« voici une capture, rends-la en 2K ») et reçoit l'image en retour. C'est ce qui permet d'intégrer le rendu à un site, à un configurateur ou à un logiciel métier.
Le MCP (Model Context Protocol) est une prise standard pour les assistants IA. Un assistant compatible, branché sur RenderThink, sait lancer un rendu, une édition, une décoration ou un upscaling quand vous le lui demandez, puis suivre la génération jusqu'au résultat. Vous écrivez « fais un rendu 2K de cette capture, puis décore la cuisine dans un style discret », l'assistant enchaîne les appels.
À qui ça sert, concrètement
La plateforme vise les professionnels qui ont un développeur sous la main, ou l'envie d'automatiser une partie de leur production. Quelques exemples de ce qu'elle rend possible :
- Un configurateur ou un site de vente : votre client compose sa cuisine ou son dressing en ligne, votre site envoie la capture à RenderThink et lui affiche un rendu photoréaliste.
- Votre logiciel métier : chaque génération peut porter vos propres références (le numéro du projet, celui du client), pour que le rendu se range tout seul dans la bonne fiche.
- Une production en volume : un catalogue de vues à rendre, des variantes à décorer, des images à passer en haute définition pour l'impression, sans les lancer une par une.
- Un assistant IA : vous travaillez déjà avec un assistant dans votre éditeur de code ou votre outil de travail ; il apprend à produire vos visuels.
Une agence ou un indépendant qui travaille pour plusieurs enseignes peut appartenir à plusieurs organisations, chacune avec ses clés, son solde et ses factures.
Ce que la plateforme sait faire
| Opération | Ce qu'elle fait | Résolutions |
|---|---|---|
| Rendu | La capture d'un logiciel 3D devient une image photoréaliste, au même cadrage. | 1K à 8K |
| Édition | Une matière, une couleur, un objet retiré, ajouté ou remplacé ; le reste de l'image ne bouge pas. | 1K à 8K |
| Décoration | Vaisselle, plantes, livres, objets posés sur les surfaces libres d'une pièce déjà aménagée, selon un style. | 1K à 8K |
| Upscaling | L'image agrandie ×2 ou ×4, jusqu'à 7 680 pixels sur le grand côté, sans la transformer. | ×2 ou ×4 |
Pour choisir la résolution : la 2K convient à l'écran, à un site ou à un document ; la 4K tient jusqu'au format A3 ; la 8K est faite pour un panneau ou une affiche. La 1K sert de brouillon. Une génération prend en général une à trois minutes.
Les images envoyées sont au format JPEG, PNG ou WebP, jusqu'à 10 Mo, par adresse web ou en fichier. Les règles qui font un bon rendu dans le Studio restent valables : notre guide sur la préparation d'un rendu photoréaliste s'applique tel quel.
Démarrer en cinq étapes
- Ouvrez Aide, puis Plateforme API, et connectez-vous avec votre compte RenderThink. Pas de second compte à créer.
- Créez une organisation : son nom, son pays, et l'acceptation des conditions générales de l'API. Vous en êtes le propriétaire.
- Créez une clé de test, dans Clés d'API. Elle est gratuite : chaque génération passe les mêmes contrôles qu'en réel et renvoie une image d'exemple en quelques secondes, sans rien débiter.
- Essayez dans le Bac à sable : vous lancez une génération depuis la console et récupérez le code équivalent, à transmettre à votre développeur.
- Pour passer en production, rechargez votre solde dans Facturation et créez une clé réelle. Le code ne change pas : seule la clé est remplacée.
La page de démarrage rapide reprend ces étapes avec les exemples de code.
Brancher RenderThink à votre assistant IA
Le serveur MCP se déclare une fois dans votre assistant, avec une clé de votre organisation : une clé de test pour essayer, une clé réelle ensuite. La documentation donne la configuration à copier pour Claude Code, Codex, Cursor, VS Code (avec GitHub Copilot) et Gemini CLI, ainsi que pour tout assistant qui accepte un serveur MCP distant avec une clé d'accès.
Une fois branché, l'assistant dispose de quelques outils :
- créer un rendu, une édition, une décoration ou un upscaling ;
- déposer une image de votre poste pour une génération ;
- lire une génération et attendre sa fin ;
- lister les styles de décoration et les matériaux d'édition.
L'assistant attend le résultat et vous donne le lien de l'image. Ce lien est temporaire : demandez-lui de relire la génération si vous revenez plus tard. Les prix et les limites sont les mêmes que par l'API. Une réserve : les assistants grand public sur le web, qui se branchent par une connexion à un compte plutôt que par une clé, ne sont pas encore pris en charge. Tout est décrit sur la page Serveur MCP de la documentation.
Combien ça coûte
Le modèle est simple : un prix par image, débité d'un solde prépayé, sans abonnement ni engagement. Les lectures, les styles et les matériaux sont gratuits ; seules les générations sont facturées.
| Opération | 1K | 2K | 4K | 8K |
|---|---|---|---|---|
| Rendu, édition, décoration | 0,19 € | 0,23 € | 0,26 € | 0,29 € |
| Upscaling | ×2 : 0,04 € | ×4 : 0,06 € | ||
Prix hors taxes au lancement, en octobre 2026. À retenir aussi :
- une recharge se paie par carte, de 10 € HT au plafond du palier (250 € au départ, 5 000 € au dernier palier), et reste valable 12 mois ;
- le cumul dépensé donne une remise sur tous les prix : 5 % dès 100 €, jusqu'à 20 % dès 1 000 € ;
- la recharge automatique remet du solde quand il passe sous un seuil que vous choisissez ;
- un plafond mensuel facultatif borne la dépense, avec des alertes à 50, 80 et 100 % ;
- une génération qui échoue, ou que vous annulez avant son début, est remboursée en totalité.
La plateforme a son propre solde, porté par l'organisation : votre abonnement à l'application n'est pas concerné. La grille à jour est publiée sur la page Tarifs de la documentation.
Vos images, vos données
- Les images envoyées et les résultats sont effacés 24 heures après la fin de la génération.
- Aucune image reçue ou produite ne sert à entraîner un modèle d'IA.
- Chaque clé a ses droits, et peut être limitée à certaines adresses IP, expirer à une date ou être révoquée aussitôt.
- Chaque membre de l'équipe a un rôle : administrateur, développeur ou facturation. Le développeur utilise ses clés sans toucher aux factures.
- Une facture est émise à chaque recharge, avec la TVA qui s'applique à votre pays.
Ce que la plateforme ne fait pas
Mieux vaut le savoir avant de se lancer :
- elle est réservée aux professionnels ;
- la décoration habille une pièce déjà aménagée : elle ne meuble pas une pièce vide ;
- il n'existe pas encore de connecteur prêt à l'emploi pour un outil d'automatisation : il faut un outil capable d'envoyer une requête web avec une clé ;
- un rendu ne doit pas être présenté comme la photo d'un lieu réel quand cela peut tromper, par exemple dans une annonce.
Et l'application, dans tout ça ?
Elle ne bouge pas. Le Studio, les projets, les présentations client et les moodboards restent là où vous les connaissez, avec votre abonnement. La plateforme API s'ajoute pour ceux qui en ont besoin, et c'est le même rendu des deux côtés.
Le plus simple pour se faire une idée reste d'essayer : une clé de test gratuite, le bac à sable, et quelques minutes. Si vous branchez RenderThink quelque part, dites-nous ce que vous en faites : les prochaines évolutions de la plateforme se règlent sur vos usages.



